L'ABC de la BD

DÉCÈS DE L’AUTEUR BD, FRED.

Affiche Décès de l'auteur BD, Fred.
Âgé de 82 ans et récemment opéré du cœur, l’auteur de bande dessinée Frédéric Othon Théodore Aristidès, connu sous le pseudonyme de Fred, vient de nous quitter.

Au cours de sa longue et riche carrière, il a notamment collaboré à Pilote et a remporté le grand prix de la ville d’Angoulême en 1980. Parmi ses nombreuses œuvres, on peut citer surtout la célèbre sériePhilémon.

Toutes nos condoléances à la famille et à ses proches.


Note de l'éditeur : j'ai fait une entrevue avec Fred au début des années 1990 quand j'ai créé L'ABC de la BD. Un être fascinant, une œuvre immense. Vivement le film qui sera réalisé par deux Québécois, Julien Demers-Arsenault et Sébastien Denault. Lire cet article pour en savoir plus.

BD: le féroce Willem sacré par le Grand Prix d'Angoulême

Le dessinateur satirique néerlandais Willem, 71 ans, a été couronné dimanche par le Grand Prix d'Angoulême lors du 40e Festival international de la bande dessinée, dont la cérémonie de clôture avait lieu dimanche après-midi, ont annoncé les organisateurs.
(c) Afp
Le dessinateur satirique néerlandais Willem, 71 ans, a été
couronné dimanche par le Grand Prix d'Angoulême lors du
40e Festival international de la bande dessinée, dont la
cérémonie de clôture avait lieu dimanche après-midi,
ont annoncé les organisateurs. (c) Afp
Le Nouvel Observateur

ANGOULEME (AFP) - Le Néerlandais Willem, dessinateur satirique corrosif et graphiste hors pair, a été sacré dimanche par le Grand Prix d'Angoulême, qui couronne un auteur pour l'ensemble de son oeuvre, en clôture du 40e Festival international de la BD d'Angoulême.
Le Prix du Meilleur album est allé au 2e tome du best-seller "Quai d'Orsay. Chroniques diplomatiques" (Dargaud) de Christophe Blain (dessin) et Abel Lanzac, un pseudonyme (scénario), plongée décapante dans l'hystérie d'un cabinet ministériel.
A cette occasion, le mystérieux Abel Lanzac a tombé le masque : il s'appelle Antonin Baudry et fut l'une des plumes de Dominique de Villepin au ministère des Affaires étrangères.
Les deux compères ont co-écrit avec Bertrand Tavernier une adaptation cinématographique de leur album qui est en cours de montage.
Par ailleurs, le Festival a décidé, comme lors de ses 10e, 15e et 20e éditions, d'attribuer un Prix spécial.
Il a été décerné pour l'ensemble de son oeuvre au Japonais Akira Toriyama, 57 ans, l'auteur du mythique Dragon Ball, le manga le plus vendu au monde avec quelque 230 millions d'exemplaires.
Le Festival "se réjouit de la désignation de Willem comme Grand Prix", ont indiqué les organisateurs.
Né Bernhard Willem Holtrop, le 2 avril 1941 à Ermelo aux Pays-Bas, le dessinateur qui a pris pour nom de plume Willem, s'est installé en France en 1968.
Avant de mettre cap au sud, il a fait des études aux Beaux-Arts dans son pays et fondé le journal satirique God, Nederland & Orange. De nombreux numéros, où s'illustre notamment Topor, seront saisis par la justice néerlandaise.
Arrivé en France, le laconique Willem continue d'allier l'acuité de son regard corrosif sur le monde à l'humour féroce.
Au fil de ses BD, illustrations, fictions ou reportages, il passe au crible les travers de la société: politique, sexualité, guerres, génocides, extrémismes et religion...
Désigné par ses pairs
Auteur prolifique; dans la presse, du journal du mouvement anarchiste Provo au quotidien Libération en passant par Hara-Kiri, et dans ses nombreux livres, Willem ne cesse de croquer la politique... et le sexe.
Des dessins contre la guerre du Vietnam aux séries politico-policières muettes de Charlie Hebdo, des "Forty Dirty Drawings" à l'actualité illustrée de l'Echo des savanes ou aux "Anal Symphonies", l'œuvre de Willem invente ses propres codes, à la lisière de l'humour potache mais avec une conscience politique aiguë.
Maître du graphisme, influencé, dit-il, par Siné qui avait publié ses premiers dessins "français" dans son journal L'Enragé, Willem fustige notamment dans ses oeuvres les dérives identitaires et l'injustice sociale. "+Siné Massacre+ a été ma bible", avoue-t-il.
Pour la première fois cette année, le lauréat du Grand Prix a été désigné par les auteurs de BD présents et accrédités au Festival, selon une nouvelle procédure de scrutin. L'arbitrage ultime par l'Académie des grands prix s'est fait sur les cinq noms arrivant en tête,ont précisé à l'AFP les organisateurs.
Les autres têtes de liste étaient le Britannique Alan Moore, les Japonais Katsuhiro Otomo et Akira Toriyama et l'Américain Chris Ware.
Sur les 1.500 auteurs présents à Angoulême, 537 ont voté, "ce qui démontre l'implication de la profession pour une première année et laisse augurer d'une participation encore plus grande pour les années à venir", ont assuré les organisateurs.
Pendant quatre jours, le Festival d'Angoulême a fait cette année la part belle à la bande dessinée ultra-populaire avec la célébration festive d'Astérix, Mickey et Donald. Il a aussi rendu hommage dans une grande exposition à Albert Uderzo, 85 ans, qui a présenté l'équipe qui a pris son relais pour le nouvel Astérix à paraître le 24 octobre, Jean-Yves Ferri (scénario) et Didier Conrad (dessin).

2013, l’année de la bande dessinée en ligne

Photo : burquette.onf.ca
L’univers du récit en images a amorcé son virage vers le numérique

7 janvier 2013 | Fabien Deglise | Livres
Les cadres, la bande dessinée aime ça. Mais elle aime aussi, et surtout, jouer avec pour mieux les déplacer. Un doute ? L’an dernier, l’univers du récit en images a naturellement commencé à déménager une partie de ses pénates dans les univers numériques, où plusieurs histoires inédites ont vu le jour. En ligne ou sur une tablette près de chez nous. Et en 2013, la tendance, loin de s’essouffler, risque de prendre encore plus de volume. Par où commencer ? Où regarder pour prendre conscience de la mutation en cours ? Suggestions : cliquez ici!

Voir un événement en direct du Musée de la Civilisation de Québec.

UN MESSAGE D’UDERZO


Le mardi 27 novembre 2012 à 16h42

À l’occasion de la conférence de presse du Festival, présentée à Paris le 26 novembre, Uderzo avait préparé un message vidéo, en prélude à sa venue à Angoulême en janvier prochain.

L’ACBD dévoile les finalistes pour son Grand Prix de bande dessinée 2013


Fabien Deglise, Le Devoir, 27 novembre 2012

Il y a eu beaucoup d’appelés pour finalement cinq élus. L’Association des critiques et journalistes en bande dessinée (ACBD), qui remet chaque année le Grand Prix de la critique, l’équivalent des prix Renaudot pour le 9e art, a dévoilé samedi la liste des finalistes pour cette prestigieuse récompense. Et la cuvée 2013 témoigne d’une inclination évidente pour les titres à forte valeur humaine.
Près du fil d’arrivée donc, on retrouve David, les femmes et la mort (Le Lombard) de Judith Vanistendael, un récit intimiste qui explore l’univers de la mort, de la maladie et des mots qui manquent parfois pour exprimer l’imminence d’un départ au sein de la cellule familiale. Troublant de couleur et d’humanité, ce roman graphique va croiser le fer avec Un printemps à Tchernobyl (Futuropolis) d’Emmanuel Lepage, qui relate en dessin et en émotion le projet un peu fou d’installation d’une résidence d’artistes à quelques kilomètres de la tristement célèbre centrale nucléaire. Ce groupe, auquel Lepage a pris part, souhaitait témoigner en photo, en bande dessinée, en image et en son, des conséquences sanitaires, environnementales et surtout sociales d’une catastrophe qui, même si elle s’est produite il y a plus de 25 ans, porte encore et va porter toujours cette incroyable angoisse que l’auteur a cherché à mettre en case.



Autre titre dans la course : L’enfance d’Alan (L’Association) d’Emmanuel Guibert, qui poursuit son exploration des souvenirs d’un Américain vivant aujourd’hui en France, sur l’île de Ré, ce bout de terre baignant dans l’Atlantique au large de la Vendée. Il s’appelle Alan Ingram Cope. Il a connu la guerre - cette période de sa vie a fait l’objet du triptyque La guerre d’Alan par le passé. Ici, c’est plutôt de son enfance en Californie qu’il est question, entre espoir, soleil, Santa Barbara et la crise de 1929. En gros.


En silence (Casterman-KSTR), d’Audrey Spiry remonte lui aussi le fil des événements, en le localisant toutefois lors d’une activité de plein air : un couple et une petite famille partent dans le sud de la France pour faire du canyoning, cette conquête à pied d’un cours d’eau, de ses rives et de ses gorges. Une aventure physique, forcément, mais également humaine qui va confronter Juliette à elle-même et à ses démons.


L’auteur Philippe Squarzoni, lui, a plutôt été exposé aux grandes questions écologiques qu’il dissèque avec minutie dans son Saison brune (Delcourt), dernier titre dans la course. Tout a commencé en 2006, alors qu’il cherchait à compléter le chapitre portant sur l’environnement dans un album politique. Il manquait de matière. Il a fait enquête pendant cinq ans et pose ici sur papier le résultat de sa démarche.


Remis chaque année, le Grand Prix de la critique de l’ACBD vise à mettre en relief, dans la masse de titres publiés chaque année, une oeuvre « à forte exigence narrative et graphique » qui marque par « sa puissance, son originalité et la nouveauté de son propos ». L’an dernier, ce prix a été remis à Bastien Vivès pour son Polina (Casterman-KSTR).

Jean Giraud, alias Moebius et père de Blueberrry, est mort


La soirée des 25 ans du FBDFQ au Musée de la Civilisation de Québec : Une célébration en musique et en BD


La musique et le 9e art seront à l’honneur le 13 avril prochain lors de la soirée anniversaire du Festival de la bande dessinée francophone de Québec (FBDFQ). Présenté au Musée de la civilisation de Québec (MCQ), en collaboration avec Frima Studio, l’événement sera l’occasion de célébrer les 25 ans du FBDFQ, en compagnie de nombreux auteurs, invités et partenaires. 
Dès 20 h, le public est invité à se joindre aux festivités et à assister gratuitement à une performance unique du groupe Qualité Motel, le projet parallèle 100 % électro des membres de Misteur Valaire. Ceux-ci en profiteront d’ailleurs pour procéder au lancement, à Québec, de leur nouvel album, Motel Califorña, disponible partout dès le 2 avril. Le nombre de places étant limité, il est fortement conseillé de réserver dès maintenant en appelant au (418) 643-2158.
Plus d'infos en cliquant ici >>>